L’affront tiers

Comme le manque contemple son propre trou quand la belle est la bête, à ton beau ouvert tu as muré le désir d’îles en écoutille. Moi je nous regardais à travers le hublot de la guillotine et j’y voyais tous ces monts vides dans leur passage à l’acte béton. Par la suite, au moment morbide des délices d’union, pris d’une verticalité folle j’ai fermé la portière et je me suis mis à délirer dans mon lanceur-géostationnaire-orbital. De là-haut ma place avait revêtu son bel uniforme, mais ayant grandi en il est vilaine je me faisais la réflexion que la modernité ça materne idées. Quand je suis redescendu, l’empereur m’attendais à la place du même nom, mais je n’y ai trouvé que la promesse d’un autre trou. Ainsi, saison après saison – rancœur de l’hiver emmuré – je me répète doucement : qui prima verra.

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L’affront tiers

L’indépendant collectif

Quand je vois
tous ces autres qui
n’existent pas
tandis que je me morfonds
dans mon nombre,
je ne peux m’empêcher
de rêver aux pluriels du printemps.
Le vent dans mes « je veux »,
la moiteur de mes draps
et le ciselant des moustiquaires.
Il est étrange
mon magasin de bricolage.

L’indépendant collectif