Le prisonnier envolé

Elle avait joué un jeu
Dont personne ne sort indemne
La princesse des roses
Le réel est Ailleurs
Deux pierres comme deux grâces
Chassaient les garces au sommeil perdu
(Ces deux là vont toujours ensemble
Sans jamais pourtant se croiser)
Aux pays des gris mas
Où l’alliage moderne,
Du cuivre et de l’étain
Du dédain et de la peine
N’ont pu que répondre alors du vide
Où manquaient pleins d’absents
En ces jours obscurcis par la plaine

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Janvier 2026 (17)

Le prisonnier envolé

Première classe (avec vue)


Premiers émois d’alors
Un jour j’ai pris froid
Et le froid ne m’a jamais lâché
Choyant le choix qui tombe
Quand l’étant change ou
Ton cheval de Troie
Mon cheval de trous.
En jubilant à l’idée de
Se rendre transparent
À soi même
(Pauvre fou)
Vous vous êtes mis
Aux fers de l’espace
Et vous l’écoutez
Comme si elle parlait en vous.
Le mystère de l’eau manquante.
Moi je tourne autour
Des bites qui
Encerclent la marre de
Tous mes orages
Car j’ai vidé mon corps en saignant.
Y a un trou dans l’objet j’vous dis
Létrou noir de la nuit écarlate
Les reflets de ton nombre
Et mes pelures d’orage.
Je tue il
Nous voue elle
Le bleu est partout

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Décembre 2025 (15)

Première classe (avec vue)

Kikipudonktan

Elle n’eu le temps de finir sa pensée
Qu’une grande gerbe de sperme
Lui éclata au visage
C’était ça l’odeur de la liberté
J’ai alors pris la mesure de la chose
C’était vraiment très grand,
Un définissable qui ne donnait aucun chiffre
Seulement des mots à la tête
Ça valait l’coût
De s’qu’on trouvait l’monde injuste

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Novembre 2025 (13-22)

Kikipudonktan

Aux mots zambiques

Je marchais nu dans
Les rivières de sang
Qui abreuvent les
Cendres de ma peau mais
Hier c’était il y a deux jours
Alors laisse moi
Le temps de laprandre
La symphonie du désastre
Au désêtre lâche.
Moi, encore bleu et partout
Comme le vacarme
Des nuits noires
Je broie le vagualarme
Des tympans se sifflant
Les rasoirs des passés
De mon dictateur
Au Mozambique.
Tout ça n’est finalement
Que l’odeur du vent
Sur les gencives
Des gouts d’amour
Censible.

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Octobre 2025 (6)

Aux mots zambiques

Pris dans toutes mes joies de terre
J’ai repris mon souffle
Explosé le grand huit
Cette boucle infinie
Il s’agissait de faire du neuf
Je n’étais alors plus
Qu’une interstice de volputé
Et la lune de nous rit à nouveau
Après tout elle pointait vers Rome.
L’amour
C’est la joie de l’enfance retrouvée

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Septembre 2025 (23)

Tunning

Apprivoisant l’ivresse au lieu d’apprivoiser les femmes
Sur le parking du Leclerc j’étais le fils de la prof d’Histoire
(une ombre au tableau dans mon armée de cauchemars)
La barre de mon optimiste à la main j’attendais le déluge
Je lui demandais de me pardonner de porter le masque de la laideur
Car cette nuit auprès de toi rendra la vivance de ce que toutes les autres ont perdues.
Mais tout s’est cassé la gueule,
Les mensonges de la bourgeoisie
La magnifique errance
La crasse et les clodos


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Août 2025 (31)

Tunning

Le comble du chat laid

Dans le pardon des masques,
Hurler l’appel à l’aide
Comme à la laideur
D’une lampe toute éperdue
Qui se matte à mort.
L’homme,
En bon mas
Cul toxique
Continue une écriture
Stécriture
Un mot
Le U des ratures éclatées.
À la lumière des moissons noires
S’inscrit la fraude des étoiles
Dans un slip déchiré.
C’est l’amarre
D’une pavane pleine de queues
Ou l’impossible à faire taire
Quelqu’un qui est déjà mort.

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Juillet 2025 (30)

Le comble du chat laid