Toute annihilée que j’étais
Je voulais (tenter d’)annuler la nuit
Extraire les bijoux royaux
Du repas de famine
Et le sol friable sous mes pieds.
C’était ça
D’habiter au cinquième étage
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Février 2026 (17)
Toute annihilée que j’étais
Je voulais (tenter d’)annuler la nuit
Extraire les bijoux royaux
Du repas de famine
Et le sol friable sous mes pieds.
C’était ça
D’habiter au cinquième étage
_
Février 2026 (17)
Le ventre plein de vide,
Aucun bruit ne vient rayer l’absence
Jusqu’au poids tassé.
Mes pièces d’or à la banque
Avec le goût du san dans la bouche
Et mon amant japonais en voyage.
(La veille, mercredi, j’avais même plus envie de faire l’amour)
C’était le jour de la grève des putains
Et je restais muette face à ton désir sarde
Qui ne m’a pas toute coupée
Parce que je ne suis pas toute coupable,
De toutes ces péné ratées.
Il était finalement temps que ça barde
Jusqu’au fond du foyer
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Février 2026 (7)
J’ai contracté tout mon corps
Pour avoir l’aspérité tendue des femmes
Mes deux mains sur le pôle
De toutes les attractions
Un nom de princesse en bouche
(Éléonore est aphone)
Peu importe la direction
De l’histoire
De la montagne
Des vices de procédure
Car sous ma jambe droite un vagin
Et dans sa main gauche le feu du destin
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Janvier 2026 (17)
Elle avait joué un jeu
Dont personne ne sort indemne
La princesse des roses
Le réel est Ailleurs
Deux pierres comme deux grâces
Chassaient les garces au sommeil perdu
(Ces deux là vont toujours ensemble
Sans jamais pourtant se croiser)
Aux pays des gris mas
Où l’alliage moderne,
Du cuivre et de l’étain
Du dédain et de la peine
N’ont pu que répondre alors du vide
Où manquaient pleins d’absents
En ces jours obscurcis par la plaine
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Janvier 2026 (17)
Maintenant qu’on a enlevé le surplus des impossibles
Mon empire effondré
Il y a un silence à l’intérieur de la parole
Tu l’as sorti de ton esprit
Le faisant vibrer à l’intérieur de ta bouche
C’était le miroir de mon manque d’envergure
Contre un cil de volupté.
Pourvu que ça réponde de partout
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Janvier 2026 (5)
Premiers émois d’alors
Un jour j’ai pris froid
Et le froid ne m’a jamais lâché
Choyant le choix qui tombe
Quand l’étant change ou
Ton cheval de Troie
Mon cheval de trous.
En jubilant à l’idée de
Se rendre transparent
À soi même
(Pauvre fou)
Vous vous êtes mis
Aux fers de l’espace
Et vous l’écoutez
Comme si elle parlait en vous.
Le mystère de l’eau manquante.
Moi je tourne autour
Des bites qui
Encerclent la marre de
Tous mes orages
Car j’ai vidé mon corps en saignant.
Y a un trou dans l’objet j’vous dis
Létrou noir de la nuit écarlate
Les reflets de ton nombre
Et mes pelures d’orage.
Je tue il
Nous voue elle
Le bleu est partout
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Décembre 2025 (15)
Elle n’eu le temps de finir sa pensée
Qu’une grande gerbe de sperme
Lui éclata au visage
C’était ça l’odeur de la liberté
J’ai alors pris la mesure de la chose
C’était vraiment très grand,
Un définissable qui ne donnait aucun chiffre
Seulement des mots à la tête
Ça valait l’coût
De s’qu’on trouvait l’monde injuste
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Novembre 2025 (13-22)
Je marchais nu dans
Les rivières de sang
Qui abreuvent les
Cendres de ma peau mais
Hier c’était il y a deux jours
Alors laisse moi
Le temps de laprandre
La symphonie du désastre
Au désêtre lâche.
Moi, encore bleu et partout
Comme le vacarme
Des nuits noires
Je broie le vagualarme
Des tympans se sifflant
Les rasoirs des passés
De mon dictateur
Au Mozambique.
Tout ça n’est finalement
Que l’odeur du vent
Sur les gencives
Des gouts d’amour
Censible.
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Octobre 2025 (6)
Pris dans toutes mes joies de terre
J’ai repris mon souffle
Explosé le grand huit
Cette boucle infinie
Il s’agissait de faire du neuf
Je n’étais alors plus
Qu’une interstice de volputé
Et la lune de nous rit à nouveau
Après tout elle pointait vers Rome.
L’amour
C’est la joie de l’enfance retrouvée
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Septembre 2025 (23)
À l’angle d’un mur
S’adossait le roc de ton corps
Sur lequel j’ai rêvé
Bâtir ma maison en ruine.
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Septembre 2025 (21-22)
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