La somme à Sion

Tandis que j’évidais mon corps en saignant dans cet écrin d’Eve, j’ai abandonné le jeu pour redevenir brute, sans âge, sans couleur. Après tout j’ai amère les gris sans nuance, la platitude sans attitude et je suis parti de la pleine en laissant la portière ouverte au sommet de l’hécatombe. De toute façon les saveurs sont parties en vacances, pendues aux lèvres qu’on soumet sans démettre d’aventure, là où gisent maîtresses entortillées. De l’essentiel je n’ai retenu que lui, le fort en goût, l’entorpillé dans la torpeur, l’avenir des choix tracés écrits au singulier. Après avoir mis l’ancre dans son épave, à défaut d’en parler, j’ai isolé les hypothèses mal orthographiées et j’ai réifié à l’envers, car ça je savais l’écrire. Et finalement je pense le Savoir sans émotion, la preuve: pierre qui moule n’amasse pas rousse et, à Nagoya les japonais.

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La somme à Sion