Allié aux rebelles du petit dimanche j’en ai croisé des putains accrochées à mes lèvres, ne seront-elles jamais lassées de ce verbiage absurde. Absurde, la vie n’est qu’absurde, et moi je compte les bandes blanches sur l’autoroute, elles me tiennent en laisse pendant la balade du crépuscule. Si la vie m’ennuie autant c’est parce que je suis celui qui crée la surprise, né par mégarde à l’aurore alors que ma mère faisait l’aumône, son vagin détroussé de quelques religions opprobres. Ceux qui sont au ciel ont volé nos ailes immatures et se régalent de conseils puérilisants, débilisants, venez donc visiter les bas fonds, renifler la mer en hiver, dégringoler la montagne en été. Venez donc visiter les bas fonds, mes basquêtes ne me font plus peur. Viens donc visiter les bas fonds. J’en ai créé des drames avortés, avorton rejeté, malaxé, chié par Cerbère pour une plaisanterie à mère. Je me suis noyé si longtemps que j’ai fini par me taillader des branchies avec mes ongles rongés et qu’est-ce que ça faisait mâle. J’aimerais tant respirer à nouveau l’air pur des bébés incrédules mais, en fin de compte, je n’ai jamais vraiment su lâcher prise.
Auteur : Romain Mathy
Faim de je
Traiter de la merde,
De l’absence de beauté dans le désespoir.
De ces choses autrefois vivantes
Que mortes on expulse.
Lâcher l’un
Supportable
Qui de toute façon est parti,
Fin de jeu.
Ta perte m’a offert ce poème
Et la vie continue,
Contiguë,
J’m’en songe le coquillard.
De toute façon on a jamais raison quand c’est bon.
La mort aux trousses
On me l’a vendu l’intérêt du paradis,
A se retrouver ainsi perdu,
Dans une demeure
L’attente.
La prochaine fois je vous parlerai d’amour,
Mais en attendant,
Dis moi,
Toi,
Tu l’as appelé comment ton bébé mort ?
Le pas lié
J’ai traversé les océans dans ma goûte d’eau,
Evidé les évidences.
Mes chaussettes sont dépareillées, une seule est trouée,
Nouvelle étape.
J’ai hurlé mon appel à l’aide, délié mes ratures,
Vécu entre duo et débats.
Et j’ai creusé le fond du cul de sac pour louper la boucle
Car on ne grandit pas dans les cimetières.
Comment faire en terra-inconnu ?
En mort-vivant noctambule, j’ai rêvé la vie sans réelles passions.
Toujours sale,
Enfermé dans les bas-fond,
Le rythme collé aux basquettes,
Mes derniers bastillons.
Les pieds enchaînés, la prison offre une vision imprenable aux rêv-olutions.
De toute façon on ne va pas mourir sur scène,
On va mourir devant.
Spectateur incoercible, Puit du silence, Lieu tenant du bordel,
J’ai tuer l’élève ici, où l’univers s’y tait,
Il semblait bon de le faire et j’en ai grillé des cigarettes amères.
Allez, dors,
Sois raisonnable.
Un jour vint cœur
Les années de joie,
Un temps pour elle
Qui n’existe pas.
Et mate les échecs.
Ainsi,
Naît sens
D’eux, moi.
Dénouer.
Détruire la misère,
Sexe posé, mains en l’air
On niera alors qu’on y est.
Pas faciles les actions simples.
L’inné dit
Tant disent
Qu’on verse
A Sion
Nos belles parties
Ephémères.
Effectives
Invectives.
Elle était là
Toute à l’heure ;
Dévotion.
Des contes
Y a que des dimanches cette année.
C’est à dire ?
Dimanche de Pâques, et caetera.
Mais Pâques c’est un lundi.
Oui mais fin d’année.
Explique moi.
Dimanche onze Octobre,
On est bien le dimanche onze Octobre aujourd’hui ?
Il s’est passé quoi le dimanche onze Octobre ?
C’est compliqué.
Papa, ça te fait penser à quoi
Le dimanche onze Octobre ?
A rien.
Y a dimanche onze,
Quatorze,
Vingt-sept,
C’est des jours de fêtes catholiques.
Dès qu’on pense
Naître d’un dit visible,
Où dix visions éparpillent le peu du reste de ceux que je suis,
Mis en poésite.
Remonté du bas d’elle comme on escalade une plaine ouverte au diable,
Diantre les auditions altruistes et inaudibles !
L’image y naît comme pare-être,
Enterrée un jour de mistral :
Le calme plane.
Je me souviens de sept époques,
Il faisait noir aux antipodes des Sisyphe
Et des constructions y reprenaient la construction du chaos.
Tous les mots qu’on cède sont îles obscènes,
Obsolètes,
Et viennent me réanimer d’une hainergie vivifiante.
On m’a dit sous vents :
« L’abouti se ment »,
J’en baille,
En braille.
Les sens en alerte, je lis nos sens aux travers des corps en manque d’article.
Pas sage aux aurores,
La nuit sans nuit peut être dès lors,
Que le pas refait les chemins d’école.
Reine du « comment taire »,
Obscures clartés d’éphémère,
On n’arrête pas le progrès,
Le progrès nous arrête.
Le chemin des fêtes
Ramassé sur le boulevard des âmes chiennes, être à l’image de son monde, endetté, entêter à espérer qu’un autre est possible. Suivant béat la grande des illusions nocturnes, s’engluer dans les crasses de l’amour physique, enrêveur de serpents à sonnette. Jusqu’à quand te déroberas-tu nudité ? Nulle âme ne traverse le champ des espérés, et les cornes du hibou, endiablé, ne font que trôner sa surdité absurde. Telle est ma proie. Lointaines les prouesses pleines de promesses, délicatesses que son altesse voudra, ou pas, signer de son sang, de son doigt. Doit-on pour autant laisser nos empruntes derrière la tempête qui rôde, érodés comme les montagnes suaves suintant leurs cailloux, leurs odes. Solide comme une banquise en fonte, l’amour frileux ne saurait que faire des coquelicots ensablés dans l’hiver éternel. Les mensonges m’ont singer. Cachée par l’ombre d’un opinel, la mienne, si frêle, se cherche et s’angoisse des-existences que la vie nous laisse raconter. Lassé, regarder en vieux la finalité, s’interroger : qu’est-ce qu’elle a d’elle ? Vas savoir. Elle trône ainsi portant l’obscurité : scène obscène où des cadences rythment l’hécatombe. Que veux-tu, j’habite en Hiatusalem et la nuit m’est phare.
L’aversion décore
A quand un rapport aux mots sexuels ? Coucher avec l’évêque évoquant la conscience éveillée. Effleurer la toison plombée de chasteté et s’interroger : que faire ? La révéler, la relever, la révérer… bienvenue en raie publique. La torpeur dans la douceur m’assaille, un grand noir aux yeux bleus, les vagues à lames. Se taire ou s’apitoyer ; sous vents, râle l’air frictionné d’une marrée d’incertitudes.
Célébrer son arrivée, trinquer sans fanfaronner, à je, à nous, à l’aide, à genoux. Tarauder l’arme laideur pourléchant les plaies laissées ouvertes à la mer. Lentement, le sachant mélange est désincarné. Valent que failles effrontées, gouffres calcinés couvrant les béances de bienséances. Caduque, comme la vieille branche frêle, fredonner son bourdon, encanailler l’inquisition impérative qui nous hante et faire l’amour aux murs. Une bonne partie de genre en l’air.
A la poursuite de la vie, achever le crépuscule de l’ode au rien en démembrant des limaces. Et tenter, édenter, de capturer les sens des dames en vain. Entêter à être toujours râleur. Alors, se gargariser des seins animés par la jeunesse et les empoigner sans tendresse aux palais des altesses enrouées de tâches de rousseur. La muse ment sans détour, tu la prendras à tes dépends. D’ailleurs, l’un des pendants m’achève du regard en fuyant les spectres d’un possible. Sortir du bord d’elle, s’essayer à rejoindre le mâle entendu du jeu des mots. Mais au fait, y va comment le vieux ?
Y vacille.
L’èrrance perpétue elle
Entre terre et ciel se hérissent les immeubles où vogue l’attrapée magique,
Dans l’axe de vie de la parichienne.
L’affaire dans le sac à quoi bon le faire ?
Se lancer à dégrafer les soutiens-gorge putrides
Et s’abreuver goulûment aux sources taries.
Enlever tranquillement, dans une lascive tendresse,
Le tissu dissipant la fleur aux dentelles acérées.
Toujours un peu déçu,
S’exalter la tulipe de pensées bouillonnantes et,
Le moment venu,
Planter la graine torride en terres arides,
Parfois ça arrive.
La manufracture des rêves est lancées.
Ainsi,
S’ennuyer,
S’amenuiser les passions au musée des poussières.
J’ai crée la chaleur, pas l’étincelle
Et de toute façon il fait gris sous les étoiles.
Mais quelle déchéance m’habite ?
Parfois sentir l’illumination,
Faire l’amour comme une intention,
S’entêter à y penser
Car il n’est pas impossible que ce soit compliqué.
Les mots adolescents empruntent ceux des adultes enfermés dans les limbes de l’oubli,
Où la mémoire parfois nous plie,
De douleurs insalubres.
Il n’est jamais comme un de faire comme les autres
Et tu m’es dite pour l’éviter.
Un tour de mise,
Un tour de garde,
Un tour de mise en garde,
Château de cartes et odeur de souffles.
Souffre torride, souffrances arides,
Avarie et gasoil en flamme.
Je te cherchais limite.

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