Le chemin des fêtes

Ramassé sur le boulevard des âmes chiennes, être à l’image de son monde, endetté, entêter à espérer qu’un autre est possible. Suivant béat la grande des illusions nocturnes, s’engluer dans les crasses de l’amour physique, enrêveur de serpents à sonnette. Jusqu’à quand te déroberas-tu nudité ? Nulle âme ne traverse le champ des espérés, et les cornes du hibou, endiablé, ne font que trôner sa surdité absurde. Telle est ma proie. Lointaines les prouesses pleines de promesses, délicatesses que son altesse voudra, ou pas, signer de son sang, de son doigt. Doit-on pour autant laisser nos empruntes derrière la tempête qui rôde, érodés comme les montagnes suaves suintant leurs cailloux, leurs odes. Solide comme une banquise en fonte, l’amour frileux ne saurait que faire des coquelicots ensablés dans l’hiver éternel.  Les mensonges m’ont singer. Cachée par l’ombre d’un opinel, la mienne, si frêle, se cherche et s’angoisse des-existences que la vie nous laisse raconter. Lassé, regarder en vieux la finalité, s’interroger : qu’est-ce qu’elle a d’elle ? Vas savoir. Elle trône ainsi portant l’obscurité : scène obscène où des cadences rythment l’hécatombe. Que veux-tu, j’habite en Hiatusalem et la nuit m’est phare.

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