L’abîme ou l’encrier coloré

En brasse la roue coule, surréaliste
élévation de la cloche. Se nourrir
d’autre chose que de pensées,
acquérir quémand la monnaie du
chenapan moqué. Envie d’envieux,
renarder gaiement la poule d’or. Et
s’estomper ronflant les côtés
argentés cuir d’un alliage impossible.
Le cuivre jamais répondu se
répandra peut-être en chants de
blé. Seulement alors, les pivoines
seront cueillis à point nommé.
Interrogation fugace, futile, agace
au lieu d’agrafer un désir en
ballottage mensonger. Les dires
l’écrire l’écrier, l’encrier ne se videra
jamais. Comme l’a miroité l’écolier
enchaîné dans sa tête de linotte, il
en a plein le cahier. Alors autant
courir, mûrir plutôt que mourir
entier. Jamais peloter la haine,
l’amour, la moitié d’une amitié. Je
vous embrasse à midi passé.
S’embrasser sans poigner les
erreurs du passé, seul le losange
affamé semble sourire au potager.
Lui, tranquillement retourne pousse
amenuise sans ennui, aucun, la
part d’ange du coquin. Rouge fanion,
parfois fané on le croise coquelicot
parfumé. Par fumer entendre le
message des indiens, anciens
animaux transformés en humains.
Deux pailles discutent de l’un tandis
que l’orage brume au lointain. Les
grondements éclaircissent le cœur
un peu hargneux de l’amour des
enchantés. Illusions et tâches de
rousseur, un lopin de vert en
jachère il eut ; ils ont la douceur. Jet
de pierres comme deux fleurs,
effeuiller les plumes entassées. On
se couche allongés, se prosterne
sans cacher un méandre au
singulier. S’affaisser comme le baiser
d’un plaisir partagé.

L’abîme ou l’encrier coloré

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