La torpeur dans la douceur Masaï

J’ai commencé par la faim en affinant la silhouette de mon manque, en crachant sur mon ombre pour mieux regarder la terre tourner. Puis j’ai sorti ma toupie, tout pile à l’heure et je l’ai regardé à en perdre la face, on a bien marché sur la lune infidèle mémoire. Moi je n’ai jamais arrosé mon champs, probablement par paresses, moi j’épiais les paires de fesses en marchant, on réfléchit mieux en marchant. Moi je n’entendais pas, d’en bas, l’orage murmurer ses déchirements, l’effroyable crissement de cette porte ouverte à toutes les fenêtres d’impossible. Tous ces actes d’essais et toutes ces belles tentatives, enfin la réussite dans le vent frais et tourbillonnant de la pluie qui s’impatiente, la délivrance en quelques lettres: fin.

La torpeur dans la douceur Masaï

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