Fronde nuit

J’ai fumé de la mauvaise main comme on cueille le fruit de l’être, mon corps défendu. Il faisait si froid que je doutais de la fumée ; l’autre tir sa chasse comme une charrue en pleine trêve hivernale. Baliverne, le rouge est bouchonné, je ne mordrai pas à l’hameçon ce soir glacé. Parfois je fumerais bien le filtre avec, pour voir. « Il y a quoi derrière ? », l’envie sans ennui, il fait bien sombre à la lueur suante de ma fraise – bonne pomme que je suis. En promenade j’y songeais, comme on fuit dans la brune quand la rousse émoustille. Qu’enfer me colle, je me lance, sonne la charge, sûr de ma bipédie tangible ; les grands se regardent et dénient l’écrit des enfants automates. Ca me titille de lui dire, mais elle ne saurait l’entendre comme on demande du feu. J’ai fumé de la mauvaise main et ce n’était pas facile.

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