Je pense aux fenêtres noires de ce film horrible
je pense à ce néant absolu, la mort, la vraie,
celle qu’on peine à prononcer tant elle
reflette nos croyances indiscibles.
J’en suis pétrifié et j’aimerais m’en arracher
les images de la tête.
C’est depuis une si brève éternité que je suis en vie
(enfin) parfois à moi-même. Ainsi je souris devant la fragilité et
je la vois revenue. Je peine à y croire tant
en moi les fenêtres des moires sont peintes
de noir. Alors, un peu des couleurs de l’illusion,
quelques lectures bien senties, un petit suçon
(nous-la-poire) ornent maintenant
mon écusson. Et pourtant je peine à croire,
méprisant la passion.
_
Mars 2024 (8)
