Ma part hantée, les loges de qui

Un coup d’épée dans l’eau
Levant dans les arbres une caresse merveilleuse
Et quelques jolies vagues à lames.
Moi,
Tout sourire dans une galère sans faille,
Aux commandes de mon optimiste je bravais la tempête.
Elle avait habillé sa beauté de sa bonne humeur
Alors que je me vidais de mon sans
En cherchant un vaisseau fantôme où m’apparenter.
Elle était là,
Partout, enchaînée
Dans mon stroboscope.
L’authentique tristesse, maîtresse
Qui se tisse de mes Moires implacables.
Et ce n’est qu’après avoir inséminé
Le monde de monts vides
Que j’ai pu nous regarder en face.
Comme s’il n’y avait de vie que dans l’ignorance
Ou mes délires denses.

Ma part hantée, les loges de qui

La rançon saimbolique

Un père dû,
Allant droit à la merveilleuse
Vétuste dans mon envoie de fait.
La pute me disait:
« Je suis aménorrhée quand on m’appelle »
– Je lui avais pourtant mise à mourir –
Et quand je lui dis que ça me rend triste
Elle me répond d’aimer moins virilement.
Pourtant quand je suis les filles
– Esclave en rang donné –
Ce n’est pas leur direction qui m’intéresse
Mais leur mouvement de faits.
Sciée la femme à chute dorée,
– L’éloge de qui ? –
Le poinçombre de mes fantasmes
Ou la langue materne elle,
La merveilleuse,
Noyée dans la marre monnaie.
On l’écoutera en temps dû.

La rançon saimbolique

Le feu des fous de forets

Un matin mort, né dans tes bras, je me suis demandé ce qu’un somme nie. Elevé dans l’attente, comme un verbe à la force de l’érection quand la belle mutine rit. J’y convoquais le pouvoir de l’appeau éthique sous le doux bruit des eaux brisées. Ma petite victime d’amour. Cette obsession je la convoque, mets de saints je ne suis pas un garçon. Haut hasard du chemin, j’ai laissé mes maîtres dans la démesure. Je me suis alors réfugié dans l’antre de guère par l’effet du bien qui pare la chute. C’était écrit « bienvenue chez les marionnettes pleines de bouche. » Et la bouche pleine de pouvoir, je me suis recouché entre le chaud et l’effroi.

Le feu des fous de forets

La corde à monarque

Un homme à l’automne
Les jeunes qui disent paraissent
Et la magie des couvertes.
Ma vitalité hybride
Comme une femme laide à l’avoir
A l’instant des détails.
« Nue est à moitié prise »
Par l’effet du bien
Otant des merveilles.
La profondeur dame
Ou tamisée ta misère
Noyé dans l’étant.
J’ai agrandit ton nombre
Couché dans les goûtières
Il y a des gens qui font l’amour dans ma tête.
Tu venais d’être signée
Indélébile
A l’encre de pine.
Et quand jouit l’écrit
Je fais la queue
Contemplaintif.
Grandit dans l’attente
Je regardais le monde
Où les conquises t’adorent.
Je me souvenais de cette époque
Où la longueur de la chaîne
Dessidait de la langueur des chiennes.

La corde à monarque

L’illusion des illusionnés

Je me souviens de ce moment exquis
La dernière latte avant la fessé,
Où les maux de passes passent
Si c’est un pur désir.
Convainquant l’absence d’aimer,
Aussi perdu qu’un flic en civil,
Un corps violent
Une petite fleur,
Et toutes ces hantises noyées dans les plus beaux culs-secs
Où balade le regard désabusé.
La beauté parisienne sans la pédanterie mondaine,
Ce que l’espace tend,
En tant de guère
Quand la muse bouche
Les mots d’où ?
L’orpheline attelle.
Payer son tribu à une horde d’adoleschiantes,
Frapper de ses poings la voûte céleste
Mourir de n’être qu’un homme
Et balance ton corps.

L’illusion des illusionnés

Un matin lent de mains

Au chemin des quatre arpents il y avait cet enfant qui répare à tord mes avances en tombant dans les pommes. Me choyant jusqu’au bal dégueulasse où il y avait tous ces gens raides à se taire, je t’y déclarais ma flamme en rose. Ce n’est que plus tard, alors que je voguais enfin dans une brise unifiante, casiment perdu en voix de lettres que nous aperçûmes la mine aux tords. Poursuivi de ces « plus jamais » que j’aimais je me suis enraciné en liesse dans tous ces bouquets mystères. Je savais qu’en état de psy-chose on me demanderait des comptes de faits, et tous ces bouts d’amour en amarre, alors que moi j’éprouvais mes aventures. Un autre matin à l’air libre mais un peu louche, de ceux où les moineaux pas moins que rien s’abandonnaient au plaisir simple d’être ensemble, tu n’étais plus là : sobres et nues tes cendres à la mer. À ces heurts perdus j’éreintais encore la langue au lac des signes parmi les mecs créant du bord d’elle. J’y cherchais la promesse qu’un ciel se couche avec mes montagnes russes drôlement linéaires. Après tout, on s’offre du souvenir et dans les beaux draps ma rapière acérée.

Un matin lent de mains

L’habile et le moine

Tous ces lestes d’un con sans cieux m’ont mis l’eau à la bouche. Pastilles d’amour prosternées face aux rouages sans adage de toutes ces choses que je ne connais pas. Un hôtel particulier, la chaleur de la rocaille sous mes pieds flétris. A table on me demande si je suis venu en train ou en avion, et face à ma liberté d’apparaître quelque part je réponds simplement que je ne sais plus. Du bleu du ciel au luisant des poissons, je ne vois finalement que des morts dans la mère. Si j’entends descendre le froid c’est que l’Amour est faux et l’Art mure la pourriture des intestins pendant le festin d’éternité. Ce lien livre ma tâche comme un jet défendu : fou est caché. Tandisent que mes résistances dansent et paissent, elles ont la philosophie mais pas les fleurs. « Qui nie cadeau n’a plus d’insulte à son arc » me répétait mon père payant des pots de vin au maître. Moi je me resservais un verre remplit de rien l’air un peu louche avec ma voix sourde. Plus tard on m’a dit que la beauté se porte ouverte mais je continue de penser que le bonheur, parfois, c’est des aujourd’hui qui se succèdent.

L’habile et le moine