Le voile acté

Aussi sombre que de l’eau de roche je déversais mes insultes dans le cul des putains honorables, et je me rendais plein de honte à te chercher. Pour certains tout à commencé là dans l’étable de la loi : une vierge et un cocu, à qui la faute ? Par la suite j’ai appris à faire défaut en désertant le monde dans un avion pour deux, mon insubmersible, ma maison près du lac. C’est ainsi que je fis la rencontre de Dieu : profond mais sans envergure car c’est au royaume des singes qu’il faisait l’arbre droit. En déséquilibre j’avais oublié son nom sans même l’avoir appris, mais eu-ce t’il fallu que je le sus pour autant ? Moi qui ai toujours eu peur de m’apparenter au cynisme ambiant, je n’ai su raconter mon histoire qu’en des illusions.

Le voile acté

L’ivresse de l’armagnac

Elle était là,
Mains tenues
Debout,
Encerclée dans la droiture nue qu’il convient d’apprécier.
Les jambes écartées,
Fermes et fébriles
Le sexe prêt
Respirant la nudité haletante imposée d’un regard.

L’encerclement des pas la fait prisonnière,
L’un après l’autre
Un peu plus, ils l’enserrent.
Dans cette valse aux allures solitaires
Seule la brise des resserrements de gorge
Trahis les tressaillements de buste.
Brusque étendard d’une poitrine
Tenue
De la fermeté d’un désir.

Les claquements
Punitifs
Et prétentieux qui jailliront alors
Peigneront les ardeurs emmêlées,
Dénoueront les cœurs voraces.
Battant plus fort elle suppliera
Qu’enfin il repasse,
Sa chair palpitante d’agonie
Réclamant son rapace
Et que dévot il la dévore,
Encore,
Encore,
Encore.

L’ivresse de l’armagnac

Ma part hantée, les loges de qui

Un coup d’épée dans l’eau
Levant dans les arbres une caresse merveilleuse
Et quelques jolies vagues à lames.
Moi,
Tout sourire dans une galère sans faille,
Aux commandes de mon optimiste je bravais la tempête.
Elle avait habillé sa beauté de sa bonne humeur
Alors que je me vidais de mon sans
En cherchant un vaisseau fantôme où m’apparenter.
Elle était là,
Partout, enchaînée
Dans mon stroboscope.
L’authentique tristesse, maîtresse
Qui se tisse de mes Moires implacables.
Et ce n’est qu’après avoir inséminé
Le monde de monts vides
Que j’ai pu nous regarder en face.
Comme s’il n’y avait de vie que dans l’ignorance
Ou mes délires denses.

Ma part hantée, les loges de qui

La rançon saimbolique

Un père dû,
Allant droit à la merveilleuse
Vétuste dans mon envoie de fait.
La pute me disait:
« Je suis aménorrhée quand on m’appelle »
– Je lui avais pourtant mise à mourir –
Et quand je lui dis que ça me rend triste
Elle me répond d’aimer moins virilement.
Pourtant quand je suis les filles
– Esclave en rang donné –
Ce n’est pas leur direction qui m’intéresse
Mais leur mouvement de faits.
Sciée la femme à chute dorée,
– L’éloge de qui ? –
Le poinçombre de mes fantasmes
Ou la langue materne elle,
La merveilleuse,
Noyée dans la marre monnaie.
On l’écoutera en temps dû.

La rançon saimbolique

Le feu des fous de forets

Un matin mort, né dans tes bras, je me suis demandé ce qu’un somme nie. Elevé dans l’attente, comme un verbe à la force de l’érection quand la belle mutine rit. J’y convoquais le pouvoir de l’appeau éthique sous le doux bruit des eaux brisées. Ma petite victime d’amour. Cette obsession je la convoque, mets de saints je ne suis pas un garçon. Haut hasard du chemin, j’ai laissé mes maîtres dans la démesure. Je me suis alors réfugié dans l’antre de guère par l’effet du bien qui pare la chute. C’était écrit « bienvenue chez les marionnettes pleines de bouche. » Et la bouche pleine de pouvoir, je me suis recouché entre le chaud et l’effroi.

Le feu des fous de forets

La corde à monarque

Un homme à l’automne
Les jeunes qui disent paraissent
Et la magie des couvertes.
Ma vitalité hybride
Comme une femme laide à l’avoir
A l’instant des détails.
« Nue est à moitié prise »
Par l’effet du bien
Otant des merveilles.
La profondeur dame
Ou tamisée ta misère
Noyé dans l’étant.
J’ai agrandit ton nombre
Couché dans les goûtières
Il y a des gens qui font l’amour dans ma tête.
Tu venais d’être signée
Indélébile
A l’encre de pine.
Et quand jouit l’écrit
Je fais la queue
Contemplaintif.
Grandit dans l’attente
Je regardais le monde
Où les conquises t’adorent.
Je me souvenais de cette époque
Où la longueur de la chaîne
Dessidait de la langueur des chiennes.

La corde à monarque

L’illusion des illusionnés

Je me souviens de ce moment exquis
La dernière latte avant la fessé,
Où les maux de passes passent
Si c’est un pur désir.
Convainquant l’absence d’aimer,
Aussi perdu qu’un flic en civil,
Un corps violent
Une petite fleur,
Et toutes ces hantises noyées dans les plus beaux culs-secs
Où balade le regard désabusé.
La beauté parisienne sans la pédanterie mondaine,
Ce que l’espace tend,
En tant de guère
Quand la muse bouche
Les mots d’où ?
L’orpheline attelle.
Payer son tribu à une horde d’adoleschiantes,
Frapper de ses poings la voûte céleste
Mourir de n’être qu’un homme
Et balance ton corps.

L’illusion des illusionnés