Sur le chemin de la pisciculture je pensais à
tous ces thons que j’avais baisé sans tendresse
Je m’exaltais peu face à la banalité du monde
Face au désir sale
« Avec toi la vie est belle mon amour, la ville est
à nous »
Autant de fontaines que de femmes dans mon
parc à jus imaginaire.
Une heure de retard plus tard
Assise sur mon marégraphe, j’attendais que ça
monte
Mais c’était le quatrième jour et tout était fini
Je devais exploiter ma folie avec les fous,
entretenir la nécessité de cette position de tyran
alors j’ai fini par me jeter sous le train
Pourtant je voulais vivre.
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Juin 2024 (18)
