Lys bleu

Je suis celui qui lie les bleus à l’âme au cou du père
Sous la pluie des crachats je nageais dans la mousse
À demi noyés les lanceurs de dés aux doigts percés

Dans l’ombre rouge des oliviers s’estombe le reflet des lys
Ici logent les granules de malices et la sensation de fin du monde
Ou la constitution d’un destin à la poursuite du chagrin

Pour continuer à vivre
Il faut du temps du temps et encore du temps
Un tant pestif dans le miroir sans s’en apercevoir

On y revient l’air de rien
Au liant qui désunis le soleil de mon étoile
Car par delà la brûlure électrique rien ne passe malgré les cicatrices

Et toi le père mort de fin
Tu ricanes sur les balustrades du Styx
Si seulement j’avais ton nom je pourrais crier ton pardon

Créatif ou créateur
Maladif ou prédateur
Colibri ou quolibet

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Novembre 2024 (20)

Lys bleu

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